Rencontre à la sortie des vestiaires de Laurent Puigségur,
élu meilleur joueur du mois de février par les Blue Fox,
après le match de 1/4 de finale de Coupe de France face à
Ivry.
Muriel & Émilie : Enfin en équipe
de France, ça te fait quoi de jouer sous le maillot tricolore
?
Laurent Puigségur : C'est vraiment très agréable.
Ce sont 8 années de travail que j'ai fait fructifier et qui m'amènent
où je suis aujourd'hui.
M&E : Déjà 13 buts en équipe
de France avec un super pourcentage. Mais surtout, premier tir et premier
but; c'était comment ?
Laurent : C'était génial. Un retourné
comme je les aime. Je me suis retrouvé dans des situations favorables
et ça m'a facilité les choses.
M&E : Après toutes ces victoires, le titre
est juste devant la porte de Bougnol. Comment as tu vécu cette
saison de folie ?
Laurent : C'est sûr que c'est une très bonne
saison. 23 victoires sur 24 matchs, Coupe et championnat confondus;
un très bon parcours en Ligue des Champions où on n'a
pas paru ridicule face à des équipes beaucoup plus réputées
au niveau européen. Mais c'est vrai qu'en cette fin de saison,
on est usé. Physiquement bien sûr mais surtout psychologiquement.
M&E : L'ambiance dans cette équipe ?
Laurent : Elle est bonne bien entendu. Pour être fort,
il faut bien s'entendre. Quand on est un peu fatigué, ça
crée des tensions mais qui généralement s'estompent
assez rapidement.
M&E : Tu ne trouves pas les supporters trop insupportables
?
Laurent : Pour être honnête, on ne vous entend
pas trop, on perçoit seulement quelques bribes. C'est quand on
est en difficulté et qu'on en a besoin qu'on reçoit vraiment
vos encouragements. Ça fait très plaisir quand les supporters
sont présents à l'extérieur, ça nous touche
beaucoup.
M&E : Et après les matchs ?
Laurent : On est des professionnels et on se doit d'être
là pour les gens qui nous soutiennent.
M&E : Quand est-ce que tu ouvres ton restaurant
?
Laurent : Je le ferai de toute façon quand j'aurai
complètement arrêté le hand. Soit à la fin
de ma carrière professionnelle de joueur, soit si j'ai l'opportunité
d'entraîner des jeunes, à la fin de ma carrière
d'entraîneur. Disons, dans 10 ans.
M&E : On viendras te voir, c'est sûr.