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MONTPELLIER - CHAMBERY : 23-22
Coupe de France, finale - 29 juin
2002
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1. Omeyer
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5 dt 0/1
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12. Martini |
8
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| 3. Dinart |
-
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10. Puigségur |
0/1
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| 4.
Kabengélé |
0/1
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11.
Fernandez |
9/14 dt 1/2
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| 5. Junillon |
2/3
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13.
Golic |
6/8 dt 1/1
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| 6.
Karabatic |
0/2
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14.
Guigou |
2/4
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| 7. Rognon |
-
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18. Sioud |
1/4
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| 9.
Anquetil |
2/3
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20.
Scaccianocce |
1/1
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On l'attendait depuis des années, et elle est finalement
arrivée. Cette finale de Coupe de France de rêve
entre Montpellier et Chambéry. Eurosport n'a apparemment
pas compris que c'était un des matchs, si ce n'est LE match
le plus important de la saison, tant pis pour eux, dommage pour
ceux qui voulaient suivre la rencontre à la télé.
200 supporters, chambériens ou montpelliérains,
ont eu la chance d'assister à cette rencontre exceptionnelle.
Pour les Blue Fox, dix heures de bus, avec une nuit quasiment
blanche. Mais après Celje, Ciudad Real et autres épopées
européennes, ça n'est qu'une "formalité"
:-)) Provinciaux que nous sommes, nous avons occupé notre
samedi après-midi à faire une excursion dans la
capitale et de poser devant la célèbre Tour Eiffel.
Comme handball rime avec amical, nous avons retrouvé nos
amis chambériens avant le match. On s'est raconté
les dernières nouvelles et entonné les airs traditionnels
autour d'un petit verre, histoire de se chauffer les cordes vocales.
La séance maquillage achevée, on était fin
près à pénétrer dans l'arène.
Peut-être à cause de la quasi nuit blanche de la
veille, on n'a pas vraiment mis le feu pendant l'échauffement.
C'était plutôt le côté chambérien
qui était chaud bouillant. On a même failli ne pas
avoir de mascotte, mais une bonne âme généreuse
a sauvé le coup. On a donc pu voir gambader le Renard bleu
aux côtés de son "ennemi juré" le
Citron jaune.
Après 2 tours d'honneur des mascottes, le match pouvait
donc commencer. Si les Fox n'étaient pas au top de leur
forme pour ce début de soirée, les joueurs du MHB
par contre étaient proches de la perfection. Chambéry
a bien mené au score pendant deux petites minutes (1-0)
mais est resté impuissant ensuite quand la défense
montpelliéraine a fermé la porte. Malgré
des problèmes incompréhensibles à ce niveau
de compétition avec la table de marque (10 minutes d'arrêt
de jeu au total !!), les bleus ont réussi à rester
concentrés, agressifs à souhait. Imaginez Greg Anquetil
(1,78 m) face à Daniel Narcisse à qui il rend une
bonne dizaine de centimètres, qui a réussi un contre
venu d'un autre monde. Les autres étaient au diapason,
avec un Bruno Martini solide dans les cages. Une première
mi-temps excellente donc pour les Champions de France. Plutôt,
23 minutes puisqu'à ce moment là, l'écart
entre les 2 équipes était de 6 buts (14-8). La fin
de la première période et le début de la
deuxième ont été plus difficiles pour les
bleus. Un 5-0 leur tombe sur le dos.
En début de seconde mi-temps, Chambéry recolle
même au score (15-15). C'est à ce moment là
qu'il faut encourager de plus belle pour relancer la machine.
Et ça marche puisque nous reprenons 3 buts d'avance. Après
stabilisation de l'écart pendant une bonne partie de la
période, il se réduit à un seul et unique
petit but. Autant dire que ça peut basculer d'un côté
comme de l'autre.
Mais vous connaissez le résultat final. Montpellier possède
un but d'avance à une minute du terme et râte la
balle du +2. Chambéry aurait pu s'offrir la prolongation
si Bruno Martini n'avait pas encore une fois été
sur la trajectoire du tir de Thomas Molliex. A 10 secondes de
la sirène, Didier Dinart peut faire un saut de cabri; la
Coupe est encore pour nous.
C'est un 3e doublé pour le club, une 4e coupe consécutive;
sacré palmarès. L'intégration des jeunes
s'est effectuée à la perfection cette saison, tout
comme l'accueil de Sobhi Sioud. On dit au revoir à Jérôme
Fernandez et on attend avec impatience de voir les nouvelles recrues
à l'oeuvre. Bon vent aux frères Gille, qui ont aussi
souhaité très fort rafler ce trophée pour
leur dernier match avec Chambéry, mais la Coupe a choisi
l'autre camp.
Encore bravo à tous les joueurs, dirigeants et supporters
pour ce match. Ce fut un régal. Beau et stressant, juste
comme il faut. Si on pouvait avoir des finales de Coupe de France
toutes les semaines ... non, le coeur ne tiendrait pas.
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