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Je m'écroule sur
mon siège, la tête entre les mains. Impensable, incroyable,
j'ai le souffle coupé. C'est
le 3e arrêt consécutif de Rivero, le portier cubain
de Pampelune. Seul Karabatic
surnage pendant que toute la flotte montpelliéraine coule
à pic. Jack est phénoménal.
Meilleur joueur du monde, maintenant je comprends. On ne voit
que lui et Rivero sur le terrain. Il n'y a pas d'équipe
adverse.
Il est 20 h 30 et les socios
clament haut et fort " Campeones
". Triste samedi soir.
Il fallait bien jouer ; c'était le pire
match de l'année.
Je m'écroule
sur mon siège, la tête entre les mains. Impensable,
incroyable, j'ai le souffle coupé. Mickaël
Guigou, de dos au-dessus de la zone, inscrit son dixième
but et cloue le bouillant Equisoain sur son banc. Seul
Richardson surnage pendant que Garralda croit être
là pour recevoir une palme cinématographique, que
Iakimovitch ne joue que sur une seule jambe et que le reste de
l'équipe ne joue
pas. Titi
est phénoménal. Comme Didier, Damien, Niko, Greg,
Peggy, Rastko, Bruno, Dédé, Mika, Cédric,
Sobhi, Damien, Mladen et Patrice. Dégoûté,
Jack est assis au milieu du terrain et rechigne à reprendre
son chemin de croix.
Il est 19 h et
Bougnol tout entier, debout, en cur avec la Comédie
entonne " On est les Champions
". Dinart et Kabengélé dansent sur le terrain.
Canayer pleure sur le banc. Heureux dimanche
soir. Il fallait extrêmement bien jouer ; c'était
plus que ça : c'était le match parfait.
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